Puisque les mêmes questions reviennent souvent au fil des rencontres, des discussions et des mails, pourquoi ne pas les mettre sur une seule et même page, elles intéressent peut-être d'autres...


Kévine Frédérique Baraka, pourquoi avoir choisi ce pseudonyme?

- Ce n'est absolument pas un pseudonyme, ce sont mes prénoms et nom de naissance. Vous voulez savoir si j'ai la baraka?... ;-)

Pourquoi votre livre a-t-il été édité en Métropole et pas à La Réunion?
- Quelle importance?... En Métropole ou à La Réunion, cela ne change, à mon humble avis, pas le fond d'un livre. En fait, je n'ai pas eu le réflexe classique de la plupart des auteurs c'est-à-dire d'envoyer son manuscrit à des éditeurs. Je voulais à tout prix me lancer toute seule. Donc au tout début, je voulais m'autoéditer et la seule imprimerie qui répondait à mes attentes (qualité et prix) était l'imprimerie Jouve à Paris. Et au hasard de mes flâneries sur le net, j'ai entendu parler de Solaedit. Je me suis renseignée et le concept selon lequel les auteurs ont la liberté de ne pas céder leurs droits à l'éditeur m'a tout bonnement plu... Et en plus ils impriment chez Jouve! A l'époque, ils ne faisaient pas encore de la poésie, j'ai quand même envoyé mon "manuscrit" puisque je n'avais rien à perdre. Peu de temps après j'ai été contactée, le comité de lecture l'avait accepté.

Est-ce un avantage ou un inconvénient d'être édité en Métropole?
- Logiquement cela ne devrait rien changé. Du moins, c'est ce que je pensais... Mais certains me le reprochent beaucoup. La raison jusque maintenant je l'ignore. Est-ce l'idée persistante que ce qui vient de la Métropole sera toujours meilleure que ce qui est locale? Ou alors le contraire selon le lieu où l'on se trouve?... C'est dommage de penser ainsi, surtout quand on a la chance de vivre sur une île aussi métissée. Toujours est-il que je trouve cela un peu stupide de s'arrêter sur un lieu d'édition, c'est le livre et ce qu'il peut offrir qui compte.

A quel âge avez-vous commencé à écrire? Quelle âge avez-vous exactement?
- J'ai 22 ans... Certains disent : "elle a appris à écrire à la maternelle et maintenant elle est en terminale"... C'est un peu le cas... Une enfant qui ne veut pas trop grandir... ;-)

Vous ne faites pas votre âge. Il arrive que les gens ne croient pas ou aient du mal à croire que ce soit vous qui l'avez écrit? Si oui, qu'est-ce que cela vous fait?
- Oui, c'est déjà arrivé! Lors de ma première séance de dédicaces, certaines personnes ont même cru que j'étais la fille de mon voisin auteur. Ce sont surtout les gens qui ne me connaissent pas et ne peuvent se baser que sur mon apparence qui sont dans ces cas-là. Cela me fait juste sourire, c'est flatteur de ne pas faire son âge et je n'ai jamais été très crédible, j'ai l'habitude et cela m'amuse... ;-)

Est-ce un handicap de publier un livre à 20 ans?
- Personnellement je ne trouve pas que cela m'handicape. L'âge n'a pas d'importance! Après c'est effectivement parfois peut-être un peu délicat par exemple quand sur une séance de dédicaces la moyenne d'âge des autres auteurs fait plus que le double du vôtre. La première fois c'est un peu impressionnant, comme si que d'un coup on s'était retrouvé dans la cour des très grands alors que l'on a l'air d'à peine sorti de la crèche... ;-) Le très bon côté de commencer à 20 ans c'est que l'on a encore beaucoup beaucoup de temps pour progresser et s'améliorer.

Le cercle des auteurs vous plaît-il?
- Je dois avouer que j'ai été un peu déçue. J'ai pensé à tort que c'étaient en très très grande majorité des personnes humbles, sincères et très solidaires entre eux puisque l'on dit souvent que "les auteurs sont des gens d'esprit". En réalité, ils sont comme "monsieur et madame tout le monde" : il y en a qui sont très gentils et francs, d'autres qui sont jaloux, hypocrites, méchants et se tirent dans les pattes. Il y a de tout, il n'y a qu'à choisir! ;-)

Quand on débute, est-ce dur de se faire accepter dans ce milieu notamment par les libraires, la presse et les autres auteurs?
- Oui c'est très très dur, c'est du travail de longue haleine, ce n'est pas simple tous les jours mais avec du travail, de la patience et de la persévérance, on finit sûrement un jour par y parvenir...

J'ai vu qu'écrire un livre était un rêve de petite-fille. Que ressentez-vous maintenant que votre livre ait une place en librairie, que vous avez fait des séances de dédicaces? Vous le prenez comment?... Etes-vous différente depuis cet événement?
- C'est l'aboutissement d'un rêve que je ne pensais pas réellement que j'aurai pu réaliser un jour ou du moins pas tout de suite. Je savoure chaque instant, chaque belle rencontre que ce soit avec un lecteur ou un auteur. Non je ne pense pas être différente depuis la sortie de mon livre. Je suis toujours fidèle à moi-même avec mes petites qualités et mes grands défauts! ;-)